Prière à Saint Gérard Sagredo de Csanád, martyr

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Fémur de Saint Gérard Sagredo

(Szent Gellért en hongrois)

Főszékesegyházi Kincstár (Esztergom)

Trésor de l'église principale, Basilique d'Esztergom

 

 

Ode à Saint Gérard Sagredo


De la sainte Vierge Marie, reine des anges, 
Quel chrétien dignement chantera les louanges ? 
Dans le peuple de Dieu, les vrais dévots sont rares. 
Au Ciel tous la chérissent, et parmi eux Gérard. 

Saint Gérard fut comme la Vierge immaculée,
Tout rempli de grâces et de vertus immenses. 
Il prit l’habit de religion dès son enfance, 
Ne voulant devant nul sacrifice reculer. 

Par amour pour Jésus, il fit un jour le vœu 
D’aller en pèlerin démuni visiter 
La terre où le Fils daigna se manifester. 
En chemin, une voix lui dit : "Là, je te veux". 

Gérard était alors arrivé dans les terres 
Du saint roi Etienne, qui régnait en Hongrie. 
Le roi fut édifié de la vie si austère 
Menée dans un désert par l’ascète amaigri. 

Il voulut qu’à son fils Émeric, le saint moine 
Enseignât l’Evangile et les vertus idoines. 
La maison de Hongrie est bénie d’un tel choix : 
En odeur de sainteté meurt le fils du roi. 

Le roi éleva au rang d’évêque Gérard 
Pour prêcher aux païens non loin de Temesvar. 
On vit lors la nation idolâtre jadis 
Vénérer la Sainte Vierge, adorer son Fils. 

Gérard toujours louait, dans ses prédications, 
Les gloires de Marie, qu’il nommait "Notre-Dame". 
Il l’aima d’autant plus dans les tribulations 
Qu’il eut à subir quand Etienne eut rendu l’âme.

Hélas ! Etienne eut de bien tristes successeurs ! 
Après Pierre on élut Aba, cruel seigneur. 
La Hongrie dévastée par mille mercenaires 
Est en proie à des fléaux tels ceux de l'enfer ! 

Aba vint à Chonad de Gérard requérir 
Qu'il posât sur son chef le diadème des rois : 
"Il n'est pas grand seigneur, c'est un oiseau de proie, 
Dit Gérard, ses forfaits offensent Notre Sire !" 

D'indignes prélats l'imposteur couronnèrent 
Puis tous vers la maison du saint se dirigèrent,
Mille artifices furent par eux employés ; 
Aucun d'eux néanmoins ne put le faire ployer. 

"Aba, méchant seigneur, le sang par vous versé 
Crie vengeance vers Dieu et Lui dit "C''est assez !" 
Vous serez tôt frappé par une mort soudaine 
Si ne vous repentez en cette quarantaine. 

Hélas ! Combien l'orgueil aveugle l'ambitieux ! 
Oui, vous serez devant le tribunal de Dieu 
Dans trois ans convoqué. Mais quels malheurs encore 
Frapperont la Hongrie, et ce jusqu'à ma mort !" 

C'est l'Esprit du Seigneur qui l'avait inspiré ;
En moins de mille jours, on vit le peuple armé 
Déposer le tyran, et Pierre acclamer, 
Et Aba sous la main du bourreau expirer. 

Versatile est ce peuple : il veut la liberté, 
Mais c'est pour embrasser de honteuses passions ! 
Il voudrait un roi qui donne la permission 
D'adorer les idoles : "Elisons Léventé !" 

Léventé avec André et Béla, ses frères,
Souscrit au pacte honteux que lui présentèrent 
Des gens sans foi ni loi, plus soucieux de plaisir 
Et qui ne craignaient pas de Notre Seigneur l'ire. 

Occire les chrétiens, abattre leurs églises, 
Sacrifier aux démons, n'en faire qu'à sa guise : 
Tel était le programme qui leur fut un soir 
Présenté par Vatha, idolâtre notoire. 

Dans la noble cité d'Albe sont retranchés 
Les fidèles du roi, de la loi, de la Foi. 
Leur moral est atteint, est tout près de flancher ;
Seuls Gérard et les siens portent sans peur la croix. 

Ils étaient trois évêques qui sans peur suivirent 
Gérard quand ce dernier voulut à Dieu s'offrir,
Ils s'appelaient Buldi, Benetha et Byskrik ;
Leur projet : combattre pour un Roi pacifique. 

De nuit embarqués en une frêle nacelle,
Ils allaient affronter, seuls, la horde cruelle, 
Laquelle, à Pest, sous les ordres de Léventé, 
Commettait les plus odieuses atrocités. 

Gérard voulut à Giod fortifier leur courage 
En célébrant avec eux le saint sacrifice : 
"Enfants de Jésus-Christ, soyez de digne fils ! 
Et rendez à Marie le plus grand des hommages ! 

Nous serons aujourd'hui offerts en libation : 
Soyons de vraies victimes de propitiation. 
Mes enfants ! Des poignards de l'infâme Vatha, 
Un seul survivra : et ce sera Benetha." 

Il advint tout ce que Gérard avait prédit. 
La sainte procession, sous une pluie de pierres, 
S'avance vers ces impies, récitant des prières : 
"Seigneur, pardonnez-leur ! Qu'ils ne soient point maudits !" 

Les cailloux qu'on lançait contre le saint prélat 
Paraissaient ne lui causer aucune offense. 
Enfin Vatha vint le percer d'un coup de lance : 
C'est en louant Marie que Gérard expira. 

Le duc André, venu avec toute sa troupe, 
Mit un terme aux actions de la sinistre horde,
Délivra Benetha de la pression du groupe, 
Et rétablit dans le pays la Foi et l'ordre. 

Pour avoir gardé ferme la Foi durant l'émeute, 
Votre nom, Gérard, est l'objet d'un culte ancien. 
Votre mérite est grand d'avoir fait de la meute 
Des enfants d'Attila un grand peuple chrétien. 

Avec l'aide de Dieu, sous votre patronage, 
Nous voulons comme vous rendre un digne hommage 
A Marie Notre Dame, et pour le christianisme, 
Briser net les assauts d'un nouveau paganisme !

 

 

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